- Ce que « utiliser un logiciel » veut vraiment dire
Utiliser un logiciel au quotidien, c’est acquérir des automatismes. C’est efficace. Mais c’est aussi une forme de confort qui peut devenir un frein invisible.
Un utilisateur expérimenté maîtrise généralement les fonctions dont il a besoin pour faire son travail. Il a ses habitudes, ses raccourcis, ses méthodes. Ce qu’il ne voit pas, c’est tout ce qu’il ne sait pas qu’il ignore : les fonctionnalités qu’il n’a jamais explorées, les paramétrages qu’il n’a jamais touchés, les tâches qu’il réalise à la main sans savoir qu’elles sont automatisables.
C’est ce qu’on appelle la zone de confort logiciel : on fait avec ce qu’on connaît, pas avec ce que l’outil permet réellement.
- Les habitudes figées ont un coût réel
Prenons un exemple concret. Un technicien en bureau d’études utilise SolidWorks depuis cinq ans. Il produit ses plans, gère ses assemblages, génère ses mises en page. Mais il ne connaît pas les configurations d’assemblage avancées. Résultat : certaines modifications qui devraient prendre vingt minutes lui en prennent deux heures.
Même logique dans le BIM. Un projeteur qui travaille sur Revit depuis plusieurs années peut très bien ne pas exploiter les nomenclatures automatiques, les gabarits de vues ou les configurations d’interopérabilité IFC. Il recrée manuellement ce que le logiciel pourrait générer en quelques clics.
Ces écarts ne sont pas des fautes professionnelles. Ce sont des angles morts, très courants, que seule une formation ciblée permet de corriger.
